Chaque année, près de 2000 milliards de dollars sont perdus mondialement en raison d’une mauvaise gestion des stocks dans l’industrie du retail.

Si la situation était jusqu’alors “acceptable”, tout risque d’être chamboulé en Janvier prochain. Votée en décembre 2019 par l’Assemblée Nationale, la loi anti-gaspillage dont l’une des mesures-clés est l’interdiction de la destruction des invendus non alimentaires devrait entrer en vigueur en 2022.

 

L’année prochaine, les industriels ne pourront plus détruire leurs invendus ; ils doivent alors les réutiliser, les recycler ou encore en faire don.Cette mesure s’inscrit dans un contexte où l’écologie prend de plus en plus d’ampleur sur le marché du e-commerce. Dans la législation comme dans les attentes des consommateurs : 61% des professionnels ont observé une inquiétude accrue chez leurs consommateurs. Cette inquiétude a suscité chez ces derniers une plus grande vigilance et exigence.

 

Sur un secteur e-commerce en plein essor, les entreprises doivent alors jongler avec les attentes clients toujours plus exigeantes et parfois contradictoires : un processus d’achat en ligne toujours plus rapide et toujours plus écologique.

 

L’impact des évolutions du e-commerce sur la chaîne logistique

Le bon stock, au bon endroit est donc plus que jamais un enjeu stratégique. D’autant plus que le e-commerce est plus sujet aux fluctuations de la demande que les boutiques physiques.

Si depuis Mars 2020, toutes les entreprises se sont mises au e-commerce, de nombreuses questions se posent depuis. Faut-il scinder les stocks boutique et e-commerce ou conserver un stock commun ? Dans ce dernier cas, quel réseau prioriser en cas de stock faible ? Quel mode de réapprovisionnement adopter ? Comment gérer les retours et leur réintégration en magasin et en entrepôt ? 

 

Anticiper la demande du consommateur final comme son comportement de façon plus fine semble plus que jamais essentiel pour l’industrie du Retail pour faire face à une demande volatile et incertaine et des modes de consommation qui se transforment. Les industriels du retail doivent (ré)apprendre à mieux gérer leurs stocks pour répondre aux enjeux économiques comme aux attentes du consommateur.

 

Quelle supply chain pour demain ?

La fluctuation des modes de consommation entraîne une certaine instabilité de la demande. Seulement, les outils traditionnels ne permettent plus d’appréhender avec suffisamment de finesse une telle variabilité. Aujourd’hui, l’avancée des nouvelles technologies permet à juste titre de s’y préparer et de maîtriser cette volatilité.

 

L’innovation digitale constitue un véritable vecteur d’optimisation des procédés, et donc de croissance pour les entreprises. Une prise de conscience doit s’opérer pour engendrer de nouveaux processus et la mise en place d’outils permettant une supply chain plus efficace, résiliente et capable de répondre aux exigences des consommateurs.