“Il faut encourager et développer les collaborations au sein du l’industrie pharmaceutique, comme celle annoncée entre Sanofi et BioNtech.” C’est en substance le message adressé par Ursula Von der Leyen à une industrie pharmaceutique qui peine à répondre à la demande mondiale de vaccin contre le Covid-19. 

Cet appel à la collaboration entre les différents acteurs est loin d’être anodin. Le défi que constituent la production et la distribution pharmaceutique est sans pareil. La mondialisation de la production de médicaments a complexifié un système déjà soumis à de nombreuses contraintes (conditionnement, périssabilité…). Plus de 80% de la production mondiale de principe actif a désormais lieu en dehors de l’Europe, sur un nombre réduit de sites, majoritairement en Inde et en Chine. 

En résulte de nombreux problèmes d’approvisionnement : en France, le nombre de signalements de ruptures et risques de rupture par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été multiplié par 30 depuis 2008.

Évolution du nombre de signalements à l’ANSM de ruptures ou risques de rupture de médicaments

Si les enjeux économiques sont importants, ceux de santé publique sont capitaux. Aujourd’hui, aucun laboratoire ne peut répondre seul à la demande de vaccins et de traitements contre le Covid-19, et l’ensemble des acteurs de l’industrie aura un rôle à jouer dans la pandémie que nous vivons. La réussite passera par la collaboration comme le montre l’exemple de Sanofi : l’entreprise française, qui n’est pas encore parvenue à développer son propre vaccin, a annoncé mettre à disposition de BioNTech son outil de production pour la conception de 125 millions de doses.

Quelles collaborations aujourd’hui ? Comment aller plus loin ?

Sanofi et BioNTech n’est pas la première collaboration du genre dans le secteur. Le Covid-19 avait déjà joué le rôle de catalyseur de coopérations audacieuses dans l’industrie pharmaceutique. Par exemple, de nombreux acteurs du marché du plasma sanguin s’étaient associés dès le mois d’avril pour mettre en commun leurs ressources et œuvrer au développement d’un traitement à base de plasma de personnes guéries et immunisées. Plus récemment, AstraZeneca et Janssen ont lancé conjointement le programme INNO’Vaccins, avec pour objectif d’accélérer l’implantation de solutions numériques et logistiques innovantes dans les campagnes de vaccination française.

Sélectionné parmi les lauréats du programme, Flowlity s’inscrit dans cette démarche de collaboration étendue entre les différents acteurs de la supply chain. Son positionnement de tiers de confiance permet à la solution d’intégrer les données des différents maillons de la chaîne dans ses modèles, sans transfert direct de données entre eux. Du fournisseur de matières premières au centre de vaccination, en passant par les grossistes répartiteurs, tous les acteurs peuvent être intégrés dans le processus. L’intelligence artificielle permet de traiter toutes ces différentes sources de données, et de dispenser des recommandations et des prévisions de consommation personnalisées, octroyant ainsi une visibilité étendue et permettant une anticipation des besoins.

Si l’industrie pharmaceutique n’a pas échappé aux fortes pressions induites par la crise sanitaire, certains acteurs ont su faire front commun pour préserver l’intérêt général. Cependant, il est essentiel de poursuivre les efforts de coopération entre les acteurs au-delà de l’union sacrée contre le Covid-19. En France, les ruptures de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, comme les traitements contre la maladie de Parkinson, font peser une menace sur la santé des plus fragiles depuis plusieurs années. 

En utilisant l’innovation comme levier, l’industrie pharmaceutique a l’opportunité de faire converger l’intérêt général avec les intérêts économiques. Cette convergence passera par une collaboration accrue, que des acteurs comme Flowlity contribuent à rendre possible.