La pandémie, puis la guerre ont engendré de nombreuses perturbations et poussent peu à peu les États-Unis, l’Europe et une grande partie de l’Asie vers une crise inflationniste. Ce contexte n’étant sans conséquence pour le client final : en novembre 2021, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 6,8 % par rapport à l’année précédente, soit le taux le plus élevé de ces 30 dernières années. Il a, de plus, atteint les 8 % en novembre 2022.


Selon la Banque mondiale, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 3,5 % et les pénuries de marchandises ont mis les chaînes d’approvisionnement à rude épreuve. Cette situation, associée à une pénurie de main-d’œuvre, des retards d’expédition, un boom post-pandémique de la demande et des nouvelles exigences clients, ne fait qu’aggraver des lacunes sous-jacentes des chaînes d’approvisionnement.

Dans ce contexte, l’optimisation de la supply chain est sans contest l’un des leviers afin de réduire les coûts et gagner en parts de marché. Comment les entreprises peuvent-elles alors en tirer partie ?

 

Simulation de scénarios :

Les entreprises peuvent évaluer la robustesse de leur supply chain grâce à la simulation de scénarios et formuler des stratégies commerciales basées sur les données, des simulations et une évaluation constante de leurs indicateurs clés de performance. Pour avoir du recul sur l’ensemble des opérations de l’entreprise, les directeurs supply chain peuvent collaborer avec les responsables des autres départements. Plus la collaboration est importante, plus la simulation sera précise.

 

La Supply Chain résiliente :

Le taux d’inflation et une demande fluctuante peuvent facilement nuire aux finances d’une entreprise. Les organisations doivent se montrer réactives et avoir des alternatives efficaces en cas de retard d’expédition, d’augmentation de la demande, etc., pour ne pas osciller entre surstockage et pénurie.

 

Évaluation des fournisseurs :

Si l’approvisionnement est facilité avec les nouvelles technologies, les délais d’expédition ont eu énormément augmenté depuis les crises successives. Une évaluation régulière et une meilleure visibilité peuvent réduire efficacement les délais. Avec l’augmentation des taux d’inflation, certains fournisseurs avec des contrats fixes et des MOQ irréalistes ne sont peut-être pas les plus rentables en termes de coûts comme de temps.

 

Gestion des coûts :

Les dépenses non maîtrisées dans un contexte d’augmentation des prix fragilisent d’autant plus les organisations. L’examen et la réduction des coûts opérationnels et non opérationnels peuvent s’avérer nécessaires. Grâce à une meilleure visibilité des besoins en matière d’offre et de demande, il est possible de réduire les coûts tout en disposant de stocks de sécurité adéquats avec notamment une meilleure visibilité sur la fiabilité des fournisseurs et les lead times…

 

Un service client de haute qualité :

Lorsqu’il n’y a pas d’autre option qu’une hausse des prix, les entreprises doivent développer d’excellentes stratégies de marketing pour fournir un service client exceptionnel et maintenir la fidélité des clients. Par exemple, une étude récente de parcelLab montre que plus de 52 % des acheteurs britanniques passeront une nouvelle commande s’ils disposent d’un suivi en temps réel et de mises à jour sur la livraison de leurs commandes à domicile. Ainsi, un petit effort peut rapporter d’énormes bénéfices aux entreprises.

 

La Banque d’Angleterre a déclaré que l’inflation pourrait diminuer, mais que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ne cesseraient pas. L’entreprise doit donc réévaluer la résilience de sa chaîne d’approvisionnement avant la prochaine crise.

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