Le premier confinement, en mars 2020, a provoqué un brusque arrêt de l’activité économique et donc de la demande. Depuis plus d’un an, les entreprises métallurgiques sont nombreuses à fortement réduire ou stopper leur activité.

Si la demande reprend aujourd’hui, le marché se retrouve confronté à de nouveaux défis : la pénurie des matières premières.

Une véritable flambée des prix sur de nombreux minerais et métaux : lithium, cobalt, nickel, acier, inox, cuivre, graphite… La liste est longue.

 

Une reprise de la demande en automne

L’automne a vu s’amorcer un retour progressif des besoins avec le rebond du secteur industriel et cette hausse subite de la demande crée aujourd’hui une pénurie sans précédent.

Si l’on prend l’exemple de l’acier, la hausse s’est amorcée en novembre 2020 pour s’accélérer brutalement cet hiver. Son prix affiche aujourd’hui +50%. Mais plus grave encore que la hausse des prix, c’est la question des délais qui secoue toute la filière : le risque de perdre ses clients, faute de pouvoir produire, est plus jamais réel.

Un industriel témoigne de la situation : « Pour 2 matières (acier et inox), les délais se sont rallongés très rapidement depuis la fin de l’année 2020 avec un recul des livraisons de 10 à 17 semaines par rapport à un délai normal ! ». (source FIM)

La production d’acier en France devrait enregistrer -en première approche- une chute de 20% par rapport à 2019.

De l’extraction à la transformation, les acteurs du marché ont manqué de visibilité sur les signaux de reprise de la demande. Face à cette pénurie, les entreprises métallurgiques puisent dans leurs stocks et optimisent la production pour éviter tout rebut, mais cela risque de ne pas être suffisant.

Les stocks fondent à vue d’œil et cette situation qui trouve son origine dans la pandémie de Covid-19 risque de se poursuivre et toucher le reste de la supply chain plus aval.

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Les impacts sur la supply chain étendue

Cette situation causée par la pandémie et le flux tendu des commandes vient bouleverser tout un écosystème.

84% des équipementiers interrogés par la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules) déclarent être touchés par des problèmes d’approvisionnement de composants ou d’alliages, directement pour une moitié et indirectement pour l’autre. Le cuivre, le cobalt, le nickel, le lithium, le graphite et l’aluminium sont six métaux indispensables à la fabrication des batteries, des moteurs ou de la carrosserie des véhicules électriques.

Quant au BTP, depuis quelques semaines, les industriels doivent faire face à des hausses de prix significatives et des délais d’approvisionnement croissants de produits métallurgiques. Entre septembre et décembre, le prix des tôles à chaud en bobine a augmenté de 17,8%, les ronds à béton de 12,8%. L’aluminium, les fils de cuivre, le laiton en lingot ont aussi enregistré des hausses de 10 à 40% ces derniers mois.

Mais tout comme en métallurgie plus encore que les hausses de prix, c’est l’allongement des délais de livraison qui inquiète les industriels. Il en va même de la survie des entreprises de BTP, qui ont signé des contrats à prix ferme avec des pénalités en cas de retard.

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Sur un marché toujours plus interconnecté et imprévisible, ces situations se feront de moins en moins rares. Elles démontrent bien l’importance de la gestion des stocks et de la visibilité en temps réel sur toute la chaîne. Plus que jamais, l’optimisation des stocks est un enjeu industriel, difficile à résoudre à l’échelle de l’entreprise.

Seule une synchronisation des entreprises entre clients et fournisseurs permettra d’atténuer les effets de ces perturbations.

 

LES ENJEUX DE L'INDUSTRIE FACE AU COVID

 

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